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Editorial Citoyens du Monde 4ème
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La résistance contre la mauvaise

réchauffement climatique partout sur la planète, énergies fossiles en voie de disparition partout dans notre sphère, etc, etc. Phénomènes qui peuvent conduire, s’ils ne sont pas maitrisés très rapidement, à l’irréversible pour l’humanité.

Mu par la trouille de voir à court terme la fin de toute vie humaine sur terre, chacun y va de son constat et de son idée pour juguler ces phénomènes. Dans ce concert généralisé de discours, de sermons, de vœux pieux, d’incantations et même de propos sensés, il est indispensable que nous fassions entendre notre voix. Indispensable que nous, mondialistes, avancions haut et fort nos propositions pour que l’humanité sorte de ce mauvais pas dans lequel d’autres « sans frontières », ceux là au service de la finance transnationale et de ses actionnaires, les nouveaux maîtres du monde, font tout pour l’enfoncer. Comme le dit le sociologue Edgar Morin (membre de notre Comité de soutien) : « La résistance contre la mauvaise mondialisation doit se faire par l’adhésion à la bonne mondialisation ». Malgré nos soixante ans, nos propositions sont loin de sentir la naphtaline. Au contraire, elles respirent le neuf, le frais, le propre. Une preuve ? Si jusqu’à la fin des années 90, les politiciens, experts et autres spécialistes autoproclamés nous taxaient avec mépris, ironie ou condescendance d’ « utopistes », ce n’est plus le cas aujourd’hui. Car, depuis, le réchauffement climatique est devenu une réalité scientifiquement prouvée et, déjà physiquement ressentie. Ceci explique cela. Ecoutez-les, ils sont de plus en plus nombreux à tourner autour du pot du mondialisme, mais sans jamais oser mettre les doigts dans la confiture : dirigeants d’associations de défense de l’environnement, élus, politiciens, économistes distingués, experts divers et variés qui estiment qu’il faudrait « faire quelque chose au niveau mondial » pour

résoudre les problèmes climatiques actuels… Jusqu’au Président de la République qui, à l’issue de sa rencontre avec le secrétaire général de l’ONU en juillet dernier a prôné lui aussi la création d’une « organisation mondiale de l’environnement». M Ban Ki-moon, il est vrai, avait estimé que les résultats du sommet du G8 qui venait de se tenir en Italie étaient « insuffisants » sur la question du réchauffement climatique. Extrêmement pessimiste, le patron de l’ONU précisera même début septembre : «Nous avons le pied collé sur l’accélérateur et nous fonçons vers l’abîme, » ajoutant que le prix d’un échec « serait lourd pour la génération actuelle, pas seulement pour les générations futures ». (Le Monde des 19-20/7 et du 5/9/2009).

Bref, voilà quel est l’état d’esprit, aujourd’hui, des pouvoirs (politiques, économiques, associatifs, etc) face à la notion de mondialisme. Il y a encore beaucoup à faire pour que notre proposition d’une nouvelle organisation politique de l’humanité devienne, à l’instar de la notion des droits de l’Homme par exemple, une valeur admise et défendue par presque tous les courants politiques… Aussi plus nous serons nombreux à affirmer ces convictions mondialistes, plus nous pourrons nous faire entendre et plus vite nous pourrons influer sur les gens de pouvoirs pour que les déclarations susdites ne soient pas que des incantations ou des effets de mode. Dans quelques mois auront lieu les élections régionales. Comme lors des élections législatives de 2007, nous interpellerons les candidats. D’ici là, bonne lecture à tous, sans oublier d’encourager vos parents, amis, collègues, voisins, etc à devenir eux aussi citoyens du monde. (Voir page16) On ne répétera jamais assez le propos plein de bon sens d’Edgar Morin qui sert de titre à cet éditorial.

Joël Luguern

« Ah, enfin, le voilà ! » se sont sûrement exclamé quelques milliers de personnes (1) en trouvant ce bulletin dans leur boîte aux lettres. Oui, chers amis citoyens du monde, le voilà ! Enfin !... Nous avons mis un certain temps à le réaliser mais, ça y est, il est entre vos mains. Pour nous tous, son existence est déjà en soi une petite victoire pour les idées mondialistes.

Rapide rappel des faits pour ceux qui nous ont rejoints au cours de l’année écoulée, et rafraîchissement de mémoire pour d’autres : le Centre français des Citoyens du Monde a 60 ans (2). Dès le début des années 50, il crée un bulletin de liaison dont la parution, régulière, cessera au milieu des années soixante. Une nouvelle série voit le jour à la suite de l’Appel du 3 mars 1966, dit « l’Appel des 13 ». Ce 3 mars en effet, 13 personnalités de renommée internationale invitent chaque femme et chaque homme partout dans le monde à se faire enregistrer comme citoyen(ne) du monde, ainsi que ces personnalités l’ont fait elles-mêmes. Parmi ces « 13 » figurent cinq Prix Nobel, le biologiste Jean Rostand, le Brésilien Josué de Castro (ex Président de la FAO), Mme Rajan Nehru et Shinzo Hamai, ancien maire d’Hiroshima. Cet appel relancera efficacement les idées mondialistes à travers le monde, donc en France aussi où la série de Bulletins (trimestriels) commencée peu de temps après l’Appel s’est achevée il y a deux ans avec le Bulletin n°150. L’an dernier, nous avons publié un numéro hors -série et, avec l’exemplaire que vous avez entre les mains, démarre une troisième série. Souhaitons qu’elle dure aussi longtemps que la précédente ! Jamais 2 sans 3 certes, mais nous avions d’autant moins le droit de faire mentir ce dicton qu’en ce début du 21ème siècle commence une ère nouvelle pour l’humanité. Une page blanche (enfin, si l’on peut dire…) caractérisée par des phénomènes nouveaux : pollutions tous azimuts partout sur la Terre et dans la terre,

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